Le travail domestique est l’un des boulots les plus répandus dans le monde, il s’agit souvent pour des centaines de millions de « gens de maisons », principalement des jeunes filles, du seul moyen de gagner un peu d’argent voir simplement d’avoir un toit. En plus de prendre la place d’une éventuelle scolarisation et des risques de maltraitances parfois importants, ses tâches s’effectuent en dehors de tout code du travail garantissant un minimum de règles en terme de salaire, durée et conditions de travail.
C’est pourquoi de nombreuses ONG et organisations syndicales, dont Solidarité Mondiale et la CSC, militent depuis des années, en particulier au sein de l’OIT, afin que le code du travail s’impose également en faveur des travailleurs domestiques et que leurs droits soient reconnus au niveau international.
Dans ce sens une étape décisive vient d’être franchie : en juin dernier, suite à un processus qui a duré plusieurs années, l’OIT a ratifié une convention sur le travail domestique. Une fois approuvée par les états membres cette convention leur sera obligatoire et ce sont des millions de travailleurs domestiques qui peuvent espérer voir leurs conditions de travail s’améliorer.
Toutefois, le débat sur les conditions de travail domestique ne concerne pas que les pays les plus pauvres de la planète si on considère notamment chez nous, toute proportion gardée, le développement des titres services. La Belgique sera d’ailleurs également tenue d’appliquer la convention de l’OIT.
Nous ferons le point sur les enjeux de cette actualité du travail domestique avec Pia Stalpaert et Bart Verstraeten qui ont tous deux participé directement à l’élaboration et la ratification de la convention au sein de l’OIT.
Jeudi 20 octobre 12H
CSC de Liège, Boulevard Saucy 8-10 4020 Liège (salle 200 bâtiment à l’arrière)
Avec Pia Stalpaert, présidente nationale de la CSC Alimentation et Services
Et Bart Verstraeten, responsable revendications internationales de Solidarité Mondiale







