Né à Huy en 1919 et décédé à Bruxelles en 1971, il a été le directeur du CIEP (Centre d’Information et d’Education Populaire) du MOC. A ce titre, il est le fondateur de l’ISCO en 1962 et l’initiateur de la FTU (Fondation Travail Université) en 1967. |1|
[Biographie de France Huart |2| publiée sur le site de l’UCL - Chaire Max Bastin->http://www.uclouvain.be/11322.html]
Né à Huy le 9 décembre 1919, il est licencié en Histoire de l’Université de Liège en 1941. De 1943 à 1944, il est professeur d’histoire à l’Athénée de Huy, où il a fait ses humanités. Durant la guerre, il participe activement à la résistance et est chargé du secrétariat permanent de l’Armée secrète. A l’issue de celle-ci, il est employé à l’Union des fraternelles de l’armée secrète (U.F.A.S.), service de liquidation où il travaille jusqu’en 1953. Parallèlement, il milite à l’Union démocratique belge (UDB). |3|
En 1946 , il épouse Suzanne Halut, assistante sociale et engagée également dans le mouvement ouvrier, dont il a quatre enfants.
Par l’intermédiaire de la famille Oleffe, il entre en contact avec le Mouvement ouvrier chrétien et s’engage dans les Equipes populaires à Laeken de 1946 à 1948. Il devient ensuite responsable de Equipes Populaires de Limelette, où il habite alors et Vice-Président du MOC du Brabant Wallon jusqu’en 1957. En avril 1953, il est engagé comme journaliste au quotidien La Cité et en devient en 1955 le rédacteur en chef.
En 1957, il part au Congo avec sa famille pour assurer la direction du Courrier d’Afrique, journal de Léopoldville racheté par la CSC. Sa mission d’africaniser le journal est une réussite. A l’indépendance en 1960, il rentre d’urgence en Belgique, en laissant le quotidien entre les mains de journalistes congolais.
En septembre 1960, il est attaché au Cabinet du Ministre des Affaires africaines et ensuite à celui du Ministre des Communications.
En 1961, à l’issue de la Semaine sociale wallonne, le MOC crée le Centre d’information et d’éducation populaire (CIEP), sous sa conduite. En 1962, il en devient le directeur. Cette fonction lui permet de jeter des ponts entre le mouvement ouvrier et l’université. Particulièrement sensibilisé par la formation culturelle des militants ouvriers et l’éducation permanente, il impulse en 1962, au sein du CIEP, l’Institut de Culture Ouvrière (ISCO), qui est un exemple de démocratisation de l’enseignement supérieur et de l’école de la seconde chance. Dès octobre, les deux premiers groupes ISCO sont lancés (Charleroi et Liège). En 1967, il fonde et anime la Fondation Travail-Université (FTU), dont les objectifs sont de rapprocher la recherche universitaire du monde ouvrier et de mettre l’une au service de l’autre. |4|
De 1962 à 1970, il assume également de nombreuses autres fonctions au sein du MOC. Il fait partie des organisateurs des Semaines Sociales Wallonnes, où il intervient à plusieurs reprises. Il est membre du Conseil d’Administration des Editions Vie Ouvrière et dès octobre 1962, rédacteur en chef des Dossiers de l’Action Sociale catholique jusqu’à leurs disparitions en 1970. Dès 1969, il collabore également à l’équipe de la Revue Nouvelle.
A la fin des années 60, Max Bastin est un des ardents promoteurs du rassemblement des progressistes de gauche. Militant wallon, il est également un des défenseurs de la radicalisation du MOC, qui débouche en avril 1969 sur la naissance du mouvement fédéraliste de gauche " Objectif 72 Wallonie-Bruxelles ", mouvement politique de réflexion, tentative de réalisation d’un rassemblement des progressistes composé de chrétiens de tendance démocratique et de quelques socialistes. Malgré les efforts déployés, le groupe rencontre de nombreuses difficultés. Néanmoins, avec le socialiste Jacques Yerna, Président du Mouvement populaire wallon (MPW) |5|, il fonde le Groupe de réflexion B-Y (Bastin-Yerna), "qui réunit les gauches chrétienne et socialiste afin de construire une vision commune de l’avenir de la Wallonie et ce indépendamment des rivalités de partis " |6|. Sa collaboration avec Yerna prend fin brutalement avec son décès le 16 mars 1971, mais aboutit par la suite à un programme commun intitulé " Quelle Wallonie ? Quel socialisme ? " et sur la publication d’ouvrages.
Max Bastin a écrit de nombreux articles dans notamment les Dossiers de l’action catholique, les publications des Semaines sociales wallonnes, la Revue nouvelle et d’autres revues |7|. Il y défendait les idées et thématiques qui lui tenaient à cœur, comme les questions internationales, l’enseignement et l’éducation permanente.





