Professeur de théologie morale au séminaire de Liège, Antoine Pottier devient à la fin du 19ème siècle, le chef de file de la démocratie chrétienne dans la Cité Ardente et à Bruxelles. Pour diffuser ses idées sur le rôle des coopératives, le syndicat, le juste salaire et l’actionnariat ouvrier, il recourt non seulement aux ouvrages théoriques et aux articles de presse, mais il tente également de mener une action politique. En butte à l’hostilité des conservateurs liégeois, il se retire de la politique en 1898, à la requête du Saint-Siège et de son évêque, Mgr Doutreloux. Après une grave maladie, il devient titulaire d’une chaire en sciences sociales à Rome, qu’iloccupe de 1905 à 1915. Sa nomination commeprélat domestique du pape, en 1913, peut, d’une certaine manière, être considérée comme une réhabilitation. |1|
Bibliographie :
CARDOLLE (Chanoine), Monseigneur Pottier (1849-1923). Un précurseur, un docteur, un pionnier social, Mouvement Ouvrier Chrétien, Bruxelles, 1951
JADOULLE Jean-Louis, La pensée de l’abbé Pottier (1849-1923). Contribution à l’histoire de la démocratie chrétienne belge, UCL - Faculté de Philosophie et Lettres, Mémoire de licence en histoire, Louvain-la-Neuve, 1987
JADOULLE Jean-Louis, La pensée de l’abbé Pottier (1849-1923). Contribution à l’histoire de la démocratie chrétienne en Belgique, UCL, Recueil de travaux d’histoire et de philologie n° 40, Louvain-la-Neuve - Bruxelles, 1991
Monseigneur Pottier. Hommage de ses amis liégeois à l’occasion de l’anniversaire de son décès à Rome le 24 novembre 1923, Librairie A. Dewit, Bruxelles, 1924





