Né à Esneux en 1915. Marié, deux enfants mariés. Le père, cantonnier aux Chemins de fer du Nord Belge, compagnie privée de l’époque, bénéficie d’une place plus ou moins raisonnable. Eduqué à l’ancienne, autrement dit assez rigide, Emile en rend grâce à ses parents. En 1932, sorti, de l’Ecole Mécanique comme mécanicien outilleur, il va avoir un cheminement en constant développement, bloqué à la guerre de 1940 par cinq ans de captivité. Entré en 1954 à l’Espérance-Longdoz, il y deviendra, dix ans plus tard, contremaître d’entretien mécanique, profession exercée jusqu’à la prépension admise au 1er janvier 1946. Sa réussite professionnelle ne l’éloigne pas de la vie ouvrière. Longtemps, membre actif du Patro et de la JOC, il va lui aussi, sa vie durant, être marqué par cette formation. Témoin de pas mal de fait de vie ouvrière, il n’a pas son pareil pour les raconter. Vie quotidienne, au travail, au quartier, à la maison, grèves, descriptions de personnalité telles que Lahaut, qu’il considère comme honnête homme défenseur des petits. Vouant, aussi, à l’abbé Léopold Bentein toute son admiration pour le don de lui-même. |1|
Oeuvres :
A Seraing, des travailleurs témoignent. 1886-1986. Cellule Mémoire Ouvrière de Seraing, Carhop, Seraing, 1986, 165 p.





