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MECAMOLD : la CNE ne peut accepter un « jusqu’au boutisme » dont les conséquences risquent d’être dramatiques !

| CNE || Mecamold || Rachat || Négociations |

mercredi 9 janvier 2019







La situation tourne au vinaigre chez MECAMOLD, cette entreprise de fabrication de moulages de pneus basée aux Hauts-Sarts qui emploie 139 personnes. Pour la CNE, il n’est pas question de risquer de voir l’usine fermer ses portes à cause du jusqu’au boutisme de quelques-uns !

Si, à l’ouverture de la négociation du plan social, la direction avait formulé des propositions indécentes, elle est revenue sur la plupart d’entre elles, ce qui a permis d’ouvrir le dialogue. Au terme de plusieurs réunions, dont la dernière remonte au 5 décembre 2018, un ensemble de mesures a pu être dégagé* (le détail en bas de page).

La CNE les a directement soumises au vote du personnel employé. Dès la fin du mois de novembre, les employés ont marqué leur accord sur le plan social amélioré grâce à plusieurs avancées et, ensuite, ils ont acté les derniers ajustements obtenus lors des réunions suivantes. Mais du côté ouvrier - quelque 110 travailleurs- on n’est jamais passé au vote ! Les contacts avec la direction ont été interrompus et l’usine est restée en grève...

Vu l’impasse, la conciliatrice des commissions paritaires concernées a pris l’initiative, le 20 décembre, d’organiser une médiation. Celle-ci s’est malheureusement soldée par un échec. Le 2 janvier, la direction de MECAMOLD a adressé une lettre à l’ensemble du personnel dans laquelle elle explique que face à la situation, elle compte prendre ses responsabilités dans les jours prochains… Cela peut laisser supposer le pire.

« A ce jour, la direction entretient encore des contacts informels avec les deux organisations syndicales, indique Françoise Sensi, secrétaire permanente CNE. C’est pourquoi la CNE appelle chacun à bien mesurer les conséquences du pourrissement de la situation : la totalité des travailleurs de MECAMOLD risque de recevoir son préavis, sans plan social, et l’usine de fermer ses portes. C’est un scénario que la CNE refuse d’envisager ! Il aurait bien évidemment été préférable de ne pas subir un Plan Renault chez MECAMOLD, de ne perdre aucun emploi, mais aujourd’hui, les travailleurs risquent de se retrouver face à une réalité bien plus catastrophique encore. Les « jusqu’au boutistes » doivent prendre conscience qu’ils risquent de sceller le sort de nombreuses familles de façon dramatique. La CNE ne peut cautionner une telle attitude. Elle les exhorte à prendre d’urgence la bonne décision ».


*-Pour le personnel restant dans l’entreprise, pas de gel complet des salaires comme annoncé initialement, pas d’amputation de l’assurance groupe, ni du montant des chèques repas, ni du 13e mois, ni de la prime annuelle de 100 euros. Il n’est plus question, non plus, d’annualisation du temps de travail, pas plus que de nouveaux barèmes pour les nouveaux engagés. Par contre, le personnel passera d’un régime hebdomadaire de travail de 36 à 37h, sans compensation salariale. Une prime de production sera supprimée. Quant au 14e mois, il reste acquis mais revu à la baisse.

*-Pour les départs de l’entreprise, en plus du paiement du préavis légal, une prime de 1400 euros par année d’ancienneté sera versée. Il n’y aura pas de recours au RCC pour restructuration mais des départs dans le cadre de la prépension conventionnelle pourront être envisagés dans le cadre d’un double volontariat. Les travailleurs en maladie de longue durée, qui sont de retour à l’entreprise, seront accueillis dans le cadre de la loi sur le parcours de réintégration. En outre, afin de parer à la fragilité de l’activité du bureau de dessin dont la pérennité ne peut être garantie à terme, l’entreprise a accepté de prendre l’engagement d’appliquer les conditions de départ du plan social et ce jusqu’au 31/12/2019.
Toutes les demandes de départs dans le cadre des 44 licenciements prévus par le plan seront rencontrées. Si des personnes supplémentaires souhaitent partir, elles pourront le faire mais dans le cadre d’une rupture de commun accord, sans indemnité mais sans prestation de préavis.